Introduction


Les japonais utilisent pour écrire leur langue une combinaison de Kanji (caractères chinois) et de Kana (signes reproduisant chacun une syllabe).

Des liaisons entre les îles du Japon et le monde chinois s'étaient établies très tôt. Dès le Ier siècle, l'historiographie chinoise signale l'existence des "hommes de wa" terme par lequel ils désignaient les japonais. La présence sur l'archipel japonais d'objets portant des traces de caractères chinois et datant du I et IIème siècle montrent que ces relations n'étaient pas insignifiantes. Néanmoins l'introduction systématique des caractères chinois et leur utilisation par les japonais datent du IVème siècle. Les guerres qui ravagèrent la Chine entre la chute des Han et les TAng, les luttes pour le pouvoir qui s'étendaient en Corée, provoquèrent des mouvements importants de population. De nombreux réfugiés, coréens et chinois vinrent au Japon. Tous de formation chinoise, ils apportent avec eux de nombreuses techniques, dont l'écriture. Le bouddhisme fut introduit à la même époque au Japon.

Le chinois par ses structures combinatoires différe complétement du japonais.

En chinois, les mots, absolument tous les mots sont invariables. Dans le système d'écriture chinoise, chaque signe désigne un concept. La forme graphique, le sens et la prononciation sont indissociables. Ses caractéristiques sont inadaptées à la transcription d'une langue qui fonctionne avec des mots variables.Au contact de ces écrits chinois, naquit la nécessité d'inventer une autre écriture appropriée à une langue totalement différente comme le japonais.

Les manyõ-gana (les 10 000 mille kana)
furent obligatoirement utilisés à partir du VIIIème siècle. Cette première structure de transcription spécifique au japonais consistait à recourir à un Kanji unique pour le son et non pour le sens.
Cette méthode phonétique n'a rien à voir avec le système d'écriture chinoise qui associe nécessairement un sens à un son.
Le manyõ-gana préexistait à l'invention des Kana ; Hiragana et Katakana actuels.

La graphie des hiragana est dérivée du style rapide des kanji.
L'invention des formes plus simples s'accompagna d'une réduction du nombre de signes utilisés.C'est au Xème siècle que cette écriture fut adoptée. Les hirigana enseignés aujourd'hui ont été déterminés en 1900 lors de la réforme scolaire.

Les Katakana
naquirent à la même époque que les hirigana, et furent inventés par les communautés monastiques. Le terme Kata désigne ce qui est boiteux ou dépareillé. L'aspect anguleux et droit des katakana contraste avec celui des hirigana, souple, délié et continu.Les textes japonais sont composés en général de 70% de hirigana.

La maîtrise des hirigana est la base indispensable à l'apprentissage de la langue.

Les mots proprements japonais s'écrivent soit en hirigana, soit en kanji pour les mots nominaux.

Les mots variables (verbes et adjectifs) combinent en général un caractère chinois suivi d'un hirigana qui servent à transcrirent la partie variable.

Les particules et les suffixes verbaux sont toujours écrits en hirigana.

Les katakana servent uniquement à l'écriture des mots d'origine occidentale. Les mots occidentaux sont etonnamment nombreux, il est donc impossible de se passer des Katakana.
Avec les hirigana toutes les syllabes sont ouvertes et se terminent par une voyelle.Un signe en hirigana ou katakana correspond à une syllabe en un temps.

Il est impossible de considérer les consonnes de manière isolée, c'est la spécificité essentielle de la langue.

L'ordre dans lequel les hirigana sont présentés est le même utilisé dans les dictionnaires.Une fois que l'on a appris les hirigana, il faut apprendre les katakana. Ils sont indispensables, car ils servent à transcrire tous les mots d'origine occidentale. En katakana les possibilités de combinaisons de sons sont beaucoup plus nombreuses qu'avec les hirigana, car servant à écrire des mots étrangers, leurs sons n'existent pas en japonais.

 

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